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Fly Punk - Issue 4

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Fly Punk - No tweed, wicker baskets or trousers tucked into socks. Just a free digital magazine aimed at the fly fishing punk ... Read on and join the party ...

POLYNESIAN PUNK ―

POLYNESIAN PUNK ― Francois goursaud ― ― PHOTOS: Elodie goursaud ― Plus tard, sur une berge de corail, je vis arriver sur ma gauche un gros spécimen, je m’accroupi, puis envoya le streamer 2 mètres en amont, au moment ou le streamer percuta la surface, de petits mulets se trouvant sous l’impacte et que je n’avais pas vu se mirent à sauter, effrayés par cette mouche tombée du ciel, autant vous dire que dés que la carangue les aperçu s’enfuir, elle se lança à leur poursuite sans prêter la moindre attention à mon streamer. C’est la que je compris que pour les décider à mordre, il fallait stripper beaucoup plus vite, et éviter de poser sa mouche sur les bancs de mulets translucides… Alors quand je vis le 3ème poisson, je su comment m’y prendre et la carangue se jeta sur le streamer pour l’engloutir, je ferrai, et le poisson parti dans un rush surpuissant, la force des poissons marins est extraordinaire au niveau du rapport « taille / puissance ». Après une lutte acharnée, le poisson se rendit et je pu enfin observer de près cette beauté de la nature à la robe aussi bleue que le lagon dans lequel elle vivait. Après la traditionnelle photo, elle recouvra sa liberté. Je continuai à pêcher le cœur léger avec le sentiment du devoir accompli ou plutôt du rêve devenu réalité. vue et que, comme pour la truite il reste délicat de les piquer au bon moment, les rater peuvent être nombreux, je parle en connaissance de cause. Si par exemple le ferrage est effectué trop tôt, avant que le poisson n’est refermé sa gueule sur la mouche, ou trop tard, ce qui lui laissera le temps de recracher. Et croyez moi, elles sont aussi rapides pour ça que pour fondre sur leur proie. Pour l’équipement j’ai opté pour une canne 10 pieds soie de 9, avec une simple pointe de trois mètres en 35/100 ème. Pour les mouches, j’ai eu du succès avec les « Deceiver Cockroach » jaune fluo et blanc, ainsi que les « Rooster fish sardina ». Lors de ce séjour, j’ai eu la chance de capturer une autre espèce, le bec de cane très apprécié culinairement parlant par les locaux. Moins gros que la carangue, je l’ai trouvé plus puissant sur les premiers rushes mais moins endurant. Je n’ai pas réussi à en pêcher à vue, mais en vous promenant sur les flats, vous remarquerez des zones plus profondes, comme des piscines d’un bleu plus foncé. J’ai tenté ma chance dans l’une d’elle, et après quelques « strips » je senti un arrêt ; ferrage, et puis plus rien, raté ou décroché. Je recommençai à stripper pour ramener la mouche, à peine avais-je repris l’animation qu’un nouvel arrêt stoppa net ma ligne et là, le nouveau ferrage beaucoup plus fort que le précédent accrocha le poisson qui furieux, tenta de prendre le large. Après avoir vendu chèrement sa peau, le bec de cane se rendit et je pu le relâcher. Il y a peu de chance que je retourne dans cet endroit paradisiaque à plus de 20 heures de vol de l’Europe. Mais j’espère un jour pouvoir attraper des permits, des « GT » ou même les gigantesques tarpons dans un autre endroit de notre si belle planète. Car la pêche à vue en mer sur les flats est très addictive, je dois vous avouer y être devenu accroc, si vous tenter l’expérience, vous êtes prévenus ! J ’ai eu la chance au moi de juin de l’année dernière de partir travailler en Polynésie pour 5 mois. J’y étais déjà aller quelques années auparavant et j’avais pu y attraper un Bonefish sur le magnifique Atoll de Rangiroa dans les Tuamotu. Cependant, je gardais en mémoire un échec, ou plutôt un rêve passer à porter de canne, et qui avait disparu aussi vite qu’il était arrivé, deux poissons étaient apparu devant moi avant de disparaître comme par magie sans même pouvoir tenter le moindre lancer, ce mirage aux dire de mon guide avait pour nom « Carangue bleue », en revenant en Europe, je me renseignai sur internet et tombai sur des photos de ces poissons à la robe splendide. Alors quand mon employeur m’envoya à nouveau au bout du monde, je n’avais qu’une idée en tête, attraper l’un de ces magnifiques poissons. C’est sur l’atoll de de Tikehau à nouveau aux Tuamotu que je me rendis pour traquer la bête. Ce poisson n’atteint pas la taille gigantesque des « GT » mais sa superbe robe, et son agressivité rendent sa pêche très amusante. La pêche à la mouche est très peu développée en Polynésie, on ne trouve rien dans les magasins de Papeete et les quelques hôtels proposant la pêche à la mouche avec guidage pratiquent des prix très (trop) élevés. Le mieux est donc de trouver une pension de famille lambda bien située. J’ai eu de la chance, car celle que j’ai retenu (http://www.hakamanu. com/) était parfaite pour la pêche à la mouche. Il n’y a certes pas de guides de pêche mais la zone de flats est vraiment immense, avec une forte densité de carangues bleues. Vous pourrez marcher dans l’eau toute la journée sans croiser personne, le tout agrémenté de quelques plages paradisiaques, le dépaysement est garanti. Mais le corail est coupant et le soleil brulant, il est indispensable de prendre vos précautions, chaussures, t-shirt manches longues anti uv, casquette, un foulard pour protéger votre nuque et votre cou, ainsi qu’une bonne dose de crème solaire. Je n’avais jamais pêché ces poissons, et mis un peu de temps à comprendre la bonne méthode à utiliser. Les carangues se déplacent souvent en petits groupes de quelques individus dans les zones peu profondes à la recherche de proies. La première fois que j’en aperçu une, tout mon corps se mit à trembler, je tentai donc de retrouver mon calme en respirant lentement, je lançai mon streamer un ou deux mètres devant le poisson, qui observa ce qui venait de tomber devant sa trajectoire, je me mis à « stripper » lentement pour mimer un poisson blessé ou malade, la carangue se rapprocha, regarda, puis fit demi tour, intriguée mais pas convaincue par cette proie, qui à l’évidence ne suscitait pas un grand intérêt pour elle. J’ai remarqué qu’une autre technique pouvait aussi fonctionner. Si sur une zone jugé propice, vous ne voyez pas de poissons (dans le cas présent un vent rasant ridait la surface de l’eau et rendait donc la pêche à vue très délicate), tenter quand même de lancer votre streamer aussi loin que vous le pourrez, ramenez le vers vous à vive allure, si des carangues sont dans les parages, soyez surs qu’elles se déplaceront de très loin pour venir voir cette proie affolée. Si elles n’ont pas le temps de l’avaler au premier passage, au second elles ne rateront pas une nouvelle opportunité, elles font preuve d’une voracité déconcertante. Comme d’autres carnassiers, le fait qu’elles soient souvent par deux ou plus augmente les chances de succès du pêcheur grâce à la concurrence entre prédateurs. Je me souviens d’une scène ou deux poissons se disputaient mon streamer, et c’est le plus rapide qui finit pendu à ma ligne. Il faut tout de même mentionner que nous parlons de pêche à 22 | 23 www.fly-punk.com

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